Dans un service de soins, deux appels bien différents se croisent en permanence. Il y a celui du patient, depuis son lit, qui a besoin d’aide ou simplement d’un verre d’eau. Et il y a celui du soignant, en pleine intervention, qui a besoin d’une collègue ou d’un médecin sans pouvoir quitter la chambre pour aller la chercher. La plupart des services savent gérer le premier cas avec une sonnette. Le second, beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit, n’a souvent aucune solution : on sort de la pièce, on appelle dans le couloir, on espère que quelqu’un entende.
Deux besoins, un seul réseau d’appel
Le premier besoin, l’appel patient, est couvert par une poire d’appel malade posée au lit ou à portée de main : la poire ServiceNurse™. Une pression suffit, aucune manipulation à apprendre pour le patient.
Le second besoin, l’appel entre soignants, est couvert par un bouton d’appel sans fil ServiceBip™ posé en salle de soins ou au bloc, à portée immédiate de la personne qui pourrait avoir besoin de renfort. Les deux types d’appel arrivent sur les mêmes récepteurs, avec l’emplacement exact affiché : la chambre qui appelle, ou la salle qui demande du renfort.
C’est ce qui change tout par rapport à une sonnette classique : elle fait du bruit sur place, alors que le système transmet l’appel directement à la personne concernée, où qu’elle se trouve dans le service.
Où poser quoi dans le service
- Chaque chambre : une poire ServiceNurse™, à portée du patient dans le lit ou dans la salle de bain.
- Chaque salle de soins et le bloc : un bouton ServiceBip™, pour demander un renfort ou signaler qu’un soin est terminé sans avoir à se déplacer.
- Le poste infirmier : un écran ServiceScreen™, pour voir d’un coup d’œil quelle chambre ou quelle salle a appelé, et depuis combien de temps.
- Un couloir bruyant ou un poste éloigné : un flash lumineux ServiceLight™, pour rendre l’appel visible même quand le bruit ambiant couvre le récepteur sonore.
Le personnel mobile, lui, porte une montre réceptrice ServiceWatch™ qui vibre discrètement et affiche le libellé de l’appel, sans déranger les autres patients du service.
Une configuration type, pour une clinique de taille moyenne
Concrètement, sur une clinique de 24 lits répartie sur deux étages, l’équipement reste simple : une poire ServiceNurse™ par chambre, soit 24 poires, un bouton ServiceBip™ Trio dans chacune des 3 salles de soins et au bloc, soit 4 boutons, et un écran ServiceScreen™ à chaque poste infirmier, soit 2 écrans, un par étage. Les 8 infirmiers et aides-soignants du service de jour portent chacun une montre ServiceWatch™, qui reçoit indifféremment un appel patient depuis une chambre ou un appel de renfort entre collègues. C’est le type de configuration que l’on retrouve sur nos solutions pour clinique, ensuite ajustée au nombre réel de chambres et de salles du service.
Comment chacun sait si l’appel le concerne
C’est le point qui surprend le plus au premier abord. L’appel part vers tous les récepteurs en même temps : il n’y a pas d’électronique qui « décide » à qui l’envoyer. Ce qui distingue un appel d’un autre, c’est le libellé associé à la touche pressée, qui s’affiche sur chaque récepteur.
Prenons un bouton ServiceBip™ Trio posé en salle de soins, avec trois touches :
- Touche 1 nommée « Sophie »
- Touche 2 nommée « Pierre »
- Touche 3 pour annuler l’appel
La soignante appuie sur la touche 1. Sophie et Pierre voient tous les deux s’afficher « Sophie » sur leur récepteur. Sophie se déplace, Pierre continue ce qu’il faisait. Le tri se fait dans la tête de l’équipe, grâce à un libellé lisible, pas dans un paramétrage compliqué à maintenir à chaque changement de planning. La touche d’annulation compte tout autant que les deux autres : elle évite qu’une collègue se déplace pour un appel devenu inutile parce que la situation s’est réglée entre-temps.
Un signal prioritaire, réservé aux situations confirmées
Certaines situations, plus rares, demandent un signal qui se distingue clairement d’un appel de routine : un patient qui fait un malaise grave, un incident avec un visiteur agressif. Pour ces cas-là, un bouton dédié ou le ServiceSOS™ peut envoyer un signal prioritaire, affiché en évidence sur les récepteurs de toute l’équipe. Ce principe rejoint les recommandations de l’INRS sur la prévention des violences externes en milieu de soins : définir à l’avance qui alerter et comment, avant qu’une situation ne dégénère.
Ce signal n’a de sens que déclenché par la personne présente, une fois qu’elle a constaté qu’il y a réellement urgence : ce n’est pas un équipement qui se déclenche seul, et il n’a pas vocation à équiper chaque chambre par défaut. Il s’ajoute, en option, là où le service en a besoin, en complément du bouton d’appel ordinaire.
Une installation sans travaux ni abonnement
Le système fonctionne en radiomessagerie directe sur la bande 433,92 MHz, une fréquence à usage libre pour les appareils radio de faible portée. Pas de wifi, pas de carte SIM, pas de passage dans le réseau informatique de l’établissement : aucune intervention du service informatique n’est nécessaire.
La portée atteint 300 mètres en champ libre, et jusqu’à 2 kilomètres avec un amplificateur ServiceAmpli™, largement de quoi couvrir un service sur plusieurs niveaux. Les boîtiers résistent aux projections et se désinfectent, comme le reste du matériel utilisé en environnement de soins.
Faire évoluer l’équipement au fil du service
Un lit supplémentaire, une salle de soins réaménagée, une aile qui ouvre : chaque ajout se fait en posant un bouton ou une poire de plus, sans câblage à reprendre ni installateur à faire revenir. C’est ce qui permet à l’équipement de suivre le service, plutôt que d’obliger le service à s’organiser autour d’une installation figée.
La Haute Autorité de Santé range l’organisation des équipes et les moyens de communication interne parmi les déterminants transversaux de la qualité et de la sécurité des soins : un système d’appel qui suit réellement l’activité du service, plutôt qu’une sonnette isolée, s’inscrit dans cette logique.
Voir aussi nos solutions pour la maison de retraite, le cabinet dentaire et la pharmacie. Dites-nous combien de chambres et de salles vous avez à équiper : nous vous répondons avec la configuration et le devis correspondants. Demander une configuration.


